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26 août 2014 2 26 /08 /août /2014 11:32

  

Irène Le Goaster, parmi les branches.

 

Avant toute chose, Irène Le Goaster se considère comme une « sculptrice ». Et c'est le hasard qui l'a portée vers un art s'exposant dans la nature. Pour l'art est dans les bois, le projet de « créer sur place et en direct » était un pas de plus dans ce dialogue avec l'environnement naturel.

L'art s'est imposé à Irène Le Goaster. « Jeune, je n'ai pas eu la chance de faire d'études. C'est à 25 ans que je l'ai saisie et que j'ai intégré les Beaux-Arts. » Une porte ouverte. Sur elle-même. Et surtout vers une forme de liberté inaccessible jusqu'alors.

Fragile équilibre

Ce qu'Irène Le Goaster sculpte se situe à l'origine. C'est l'arbre qu'elle sculpte. La matière originelle en somme. Et à cette matière elle confère « une autre existence », selon ses mots, tout en respectant ce que l'arbre était avant de tomber. Ce qui l'attire le plus, dans l'arbre, « c'est sa sensualité, sa matière, ses formes ». Et puis, un arbre « est chargé de symboles. » Si l'art s'est imposé à elle, ses branches qui dansent, ses gisants faits d'arbres tombés sont « le résultat d'un travail sur le long terme ». Le travail d'une décennie constitué « d'hésitations, de déceptions, de certitudes et de satisfactions. »

Selon elle, l'art n'a pas simplement la vocation de transformer, « mais plutôt de transposer. » C'est ainsi qu'elle envisage ses installations. Comme des transpositions. Ainsi, « Branches qui dansent », fruit d'un chêne tombé l'hiver dernier, mais aussi de ce « moment magique où les choses veulent bien s'ordonner dans un équilibre fragile », sont ici suspendues, nues, à un arbre, transposées hors de leur contexte, hors de leur temporalité, dans un autre « mouvement ». Elles montrent ainsi ce que d'aucuns ne voient plus, « ou presque », ces mouvements, ces formes qu'Irène Le Goaster ne cesse d'appréhender. En hiver, il lui arrive de se promener en forêt, près de chez elle, à Kerfot, « pour se retrouver ». Dans ces interludes, lui apparaissent « ces arbres qui dansent, ces branches qui bougent. Nues, sans feuilles, leurs formes sont plus visibles. »

En septembre, l'artiste en installera d'autres à Lengries, en Allemagne.

Jusqu'au 15 octobre, La Rochette, Pleslin-Trigavou, contact : lartestdanslesbois@gmail.com ou 06 02 10 73 11

 

 

Article de

Pauline Contant

 

Ouest France 23 Aout 2014

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Published by irène le goaster
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commentaires

Bertrand 20/06/2017 10:44

Merci pour l’article !! J’adore. Si vous voulez redécouvrir des grandes sculptures ou installations étonnantes: https://blog.singulart.com/fr/2017/06/20/5-sculptures-et-installations-contemporaines-etonnantes/